Mon année à l'étranger

9 mois d'aventures, de rencontres, d'étapes, de passage qui resteront graver....

02 mai 2007

Chapitre 4: Une rencontre bien sympathique

J'avais bien sympathisé avec une jeune professeur de français, Claudia, âgée de 27 ans, française elle aussi, originaire de Metz, et nous passâmes quelques weekend ensemble,chez elle, à Cambridge. C'était agréable, elle m'invitait à des soirées organisées par d'autre professeurs, me faisait visiter la ville, génial pour débuter une vie dans laquelle aucun repère n'existait! Peu à peu, je voulais sortir plus, rencontrer plus de monde, élargir ma vie sociale.

Un mardi après-midi, je m'en souviens encore, en relisant mes emails, je tombai sur l'email d'un jeune londonnien qui venait d'emménager récemment sur Cambridge pour des raisons professionnelles, et ne connaissant pas grand monde lui aussi, après une brève discussion sur un chat, il m'avait laissée son numéro de téléphone. Tellement décidée à vouloir rencontrer du monde, je pris son numéro et lui envoyai un message aussitôt! Message reçu! Quelques minutes plus tard, il m'écrit. Il aimerait me rencontrer et me proposa de dîner avec lui ce soir là. J'accepta sur le champ! Mais comment allait sur Cambridge maintenant? Il ne voyait aucun inconvénient à venir me chercher, mais à ce moment là j'hésitai. Je ne sais rien de lui, je ne le conais pas, je n'ai jamais vu sa tête, non je refuse, je vais me débrouiller autrement. J'appellai alors Claudia pour lui demander conseil. Celle-ci s'était proposée gentillement de venir me chercher et même de me rammener si un problème se présentait! Rapidement, Je lui envoyai un message pour lui dire que j'avais trouvé une solution et que ce n'était pas la peine qu'il se déplace. Une copine partait justement de son travail et me prendrait au passage. Il m'appela, et j'entendis pour la première fois sa voix. Un accent américain. Etait-il anglais? Américain? Je n'en savais rien en tout cas, sa voix m'avait déjà conquise... Mais que dis-je, on allait se voir simplement pour un repas, pour faire connaissance, des amis, non? Je commençai à me préparer, en pensant au moindre détail pourtant. Qu'est-ce que j'allais mettre? Mon brushing est-il bien fait? Ce jean ne me fait-il pas trop grosse? Me suis-je bien brossée les dents? Le maquillage? Après une bonne heure, j'étais prête, je montai dans la voiture de Claudia qui me déposa à Cambridge, en me rappelant que s'il y avait quoique ce soit de l'appeler et qu'elle viendrait! Sympa de sa part. J'arrivai au Grafton, un centre commercial, je marchai, puis je sentis à l'intérieur de mon sac mon portable vibré. C'était lui, il m'appellait. Je décrochai puis me retournai et il était là, entrain de marcher, et d'arriver jusqu'à moi. Il était de taille moyenne, blond, des cheveux courts, des yeux verts, une belle allure. On se présenta. Puis nous avons marché sous la tombée de la nuit de Cambridge et nous sommes allés à « Strada », une fameuse chaine de pizzas anglaises. On apprit beaucoup l'un de l'autre durant ce premier repas. Il s'appellait Nikolaï, était russe, mais avait vécu douze ans à Los Angeles, et vivait depuis quatre ans à Londres avant d'avoir attéri sur Cambridge. Puis nous sommes allés boire un dernier verre avant de rentrer. Il me raccompagna, j'avais confiance. Je voyais à qui j'avais à faire, pas besoin de prévenir Claudia. Je me souviens de sa voiture, la dernière audi. Je ne suis pas matérialiste, loin de là, mais c'est quand même pas mal pour un gars de 24 ans! Arrivés devant chez moi, nous avons continué à parler, puis je rentrai chez moi contente et pourtant un point déçu. Pourquoi me direz-vous? Ma soirée s'était très bien passée, pourquoi devrais-je l'être? Je ne m'attendais pas à cette fin. Il n'a rien tenté, même pas un petit baiser sur la joue, ou du moins un bisous, rien! Peut-être serait-ce ce côté anglais réservé? Je n'en savais rien... Vingt minutes plus tard, je reçu un message. Youpi! Ah mince, c'était Claudia pour me demander comment c'était passé la soirée. Puis un second message, cette fois c 'était lui. Il avait passé une agréble soirée en ma compagnie, et il espérait me revoir bientôt. C'était super!

Le lendemain, je partis au collège, sourire aux lèvres, épanouie, contente de la soirée passée. Pendant la récréation, je vis que Nikolaï m'avait envoyée un message, me proposant de le rencontrer à 17 heures, directement après son boulot, question de se revoir autour d'un café. Cela me convenait. Je fis part de ce nouveau rendez-vous à Claudia, qui me proposa de dormir chez elle ce soir là, pour m'éviter de faire les aller-retour et voulait tout de même rencontrer ce jeune homme venu d'internet, car même si m'a description lui semblait parfaite, elle voulait voir à quoi il ressemblait. Je lui dit alors qu'elle pouvait nous retrouver sur la pelouse du Grafton en fin d'après-midi.

Enfin 17heures, je le revis. Il avait un baggie, un tee shirt large, il avait abandonné son costume pour redevenir ce jeune homme de 24 ans. Fini le boulot, voici une autre apparence. De mon côté, j'avais fait de même. On s'arrêta à Starbucks, célèbre pour son café. Nous avions pris deux cafés à emporter, il faisait trop beau pour ne pas en profiter. Nous nous assîmes sur la pelouse, et nous commençâmes à parler, à se chercher...Il se moquait de mon accent, et moi du sien. Il s'amusait à m'imiter, mais je m'en moquais. Cet accent français que je n'arrive pas à perdre, serait-il un attout de séduction en Angleterre? Une heure plus tard, Claudia arriva. Je lui présentai Nikolaï, elle pouvait me faire part en français de ce qu'elle pensait de lui, il ne comprenait rien. Mais il n'avait pas de quoi s'inquiéter, elle le trouvait sympa, charmant...

Sa présence commencait peu à peu à m'énerver. C'est vrai, son anglais était parfait! Après huit ans passé en Angleterre, assez normal quand même non? Elle monopolisait toute la conversation, je ne parlais plus, je n'étais plus la fille que Nikolaï avait connu auparavant, je devins la fille timide, muette. Normal, mon anglais n'étais pas aussi bon qu'elle, allait-il me juger? Péfèrerait-il Claudia? Je me posais alors trop de questions. Plustard, nous sommes rentrés. Le hasard fait que Claudia et Nikolaï vivait une rue à côté sans le savoir. Des voisins, il ne manquait plus que ça maintenant!

J'arrivai chez Claudia, nous nous sommes couchées aussitôt. Avant de m'endormir, des questions trottaient dans me tête. Lui ai-je plu? Que pense-t-il de moi? Autant de questions auxquelles je n'avais pas de réponses. Je posais ces questions à Claudia, laquelle me souligna une fois de plus sa sympathie et son charme. Puis elle me proposa d'aller le voir le lendemain, et tout en lui demandant du sucre, par exemple, de lui glisser un sous-entendu me concernant. Non, je ne voulais pas ça. Je voulais laisser faire les choses d'elles même.

Posté par cec13 à 16:39 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

He be tout arrive grâce à internet, même le meilleur

Posté par Jean-François, 04 mai 2007 à 12:40

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